Chronique, Contemporain, Contemporaine, lecture, livres, Non classé, Romance

Pardon-Erika Boyer

Aerie [Magonia #2]-Maria Dahvana Headley

couv534794701Editions: Auto-édité
Genre: Romance, Contemporain
Nombre de pages: 316 pages
Résumé:

Tandis que le monde évolue et que la jeunesse fait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit qu’avant, il reste tout de même des sujets dont il ne faut pas parler, des tabous qui ne sont pas prêts à être brisés. Mais quand l’inceste cache un amour inconditionnel, que deux âmes ont simplement eu la malchance de ne pas naître dans les bons corps, n’est-il pas envisageable d’accepter l’inacceptable ?

Will ne prendra pas le risque, il préférera partir à 600 km de sa soeur plutôt que de potentiellement l’entraîner dans sa déchéance. Reste à savoir si « loin des yeux, loin du coeur » est une réalité ou bien un proverbe menteur, et si Sarah acceptera de perdre son frère dans ce sacrifice amoureux.

« Je ne veux pas tourner la page. J’aime ce livre dont nous sommes les héros. »
Mon avis:

J’ai gagné ce roman via un concours sur le compte Twitter de l’auteur, et c’était une bonne occasion de la découvrir!

Ce roman traite d’un sujet que l’on voit peu dans la littérature: l’inceste. Will est amoureux de sa soeur, et décide de s’en éloigner pour ne pas l’entraîner dans sa déchéance. Nous le suivant pendant trois ans durant lesquels il tente d’oublier son amour pour elle, en vain.

Pardon est une histoire touchante, un peu triste aussi. Qu’on se le dise: à aucun moment je n’ai ressenti du dégoût, en fait on oublie assez facilement que Will et Sarah sont frère et soeur. J’ai ressenti, en revanche, de la tristesse pour Will. L’inceste est tabou, mal vu par la société, et il voit son amour pour sa soeur comme quelque chose de mauvais. Il a honte de ses sentiments, il est malheureux. Je n’avais d’autre choix que de m’attacher à lui, et de le prendre en pitié, aussi.

J’ai trouvé que le sujet était abordé de telle manière que la situation ne semblait pas étrange, si vous voyez ce que je veux dire. C’est abordé d’une manière juste, touchante.

Ce roman se lit rapidement. Cela vient peut-être du fait que trois années passent en si peu de pages, mais le style de l’auteur y est aussi pour quelque chose! Erika Boyer a une plume très agréable à la lecture, fluide. Son style donne du naturel à l’histoire, les mots coulent entre les pages si bien qu’on les tourne très facilement sans s’arrêter. La curiosité avait pris le dessus: je devais à tout prix connaître la suite, comment cette histoire se finirait. J’ai même été surprise par la réaction de certains personnages.

En bref, j’ai beaucoup apprécié ma lecture et j’ai passé un bon moment aux côtés de Will.

4/5

4

Chronique, Contemporain, Jeunesse, lecture, livres, Ma raison de vivre, Rebecca Donovan

Ma raison de vivre-Rebecca Donovan

Editions: Pocket
Genre: Contemporaine, Jeunesse
Nombre de pages: 534 pages
Résumé: – Et si je ne veux pas être ami avec toi?
– Alors nous ne serons pas amis.
– Et si j’ai envie d’être plus qu’un ami?
– Alors nous ne serons rien du tout.

Emma a tout fait pour empêcher Evan d’entrer dans sa vie. Non pas parce qu’il la laisse indifférente, bien au contraire, mais parce que personne ne doit savoir. Savoir qui elle est vraiment, quelle est son histoire et, surtout, ce qui l’attend tous les soirs, quand elle rentre chez elle…

Mon avis:

Ce livre me faisait vraiment très envie, mais j’ai été un peu déçue, ne m’attendant pas vraiment à ça. Dans le résumé, il est mentionné ce qui attend Emma tous les soirs quand elle rentre chez elle, et, bien que ce ne soit pas un aspect très joyeux de sa vie, je m’attendais à ce qu’on en parle un peu plus. Le roman est surtout basé sur les changements qu’apporte la rencontre d’Evan à la vie d’Emma, et pas vraiment sur ce qu’il se passe chez elle.

En soi, ce premier tome reste une bonne lecture et la fin m’a donné envie de lire le deuxième, bien que ça ne soit pas une urgence puisque c’est tout à fait le genre de roman pour lequel ça ne me dérange pas d’attendre la suite pendant des mois, plutôt que de me la procurer en VO.

Le fait qu’on ne voit pas beaucoup ce qu’il se passe chez Emma a tout de même contribué à ma déception. Ce n’est pas que ça qui m’a dérangée, c’est surtout que du jour au lendemain, alors qu’elle explique que toutes ses sorties doivent être inscrites sur son emploi du temps très à l’avance, sa tante la laisse sortir de plus en plus pour des sorties qui n’étaient pas prévues depuis longtemps. Je n’ai pas vraiment trouvé ça crédible, surtout que sa tante la déteste. Alors bien sûr, ces sorties sont parfois remises en question, ça n’empêche qu’Emma sort tout de même pas mal et échappe peu à peu à sa tante. J’ai trouvé ce changement dans sa vie relativement brusque.

L’histoire en elle-même m’a laissée relativement indifférente, ou presque. J’avais, certes, de la compassion pour Emma, mais je me suis ennuyée, jusqu’à un certain événement qui arrive assez tard, dans la seconde moitié si ma mémoire est bonne.

Les personnages ne m’ont pas vraiment touchée, mis à part pour Emma car elle est dans une situation difficile. Au début, Evan m’agaçait vraiment, et Sara aussi, parfois. Ce qui m’a agacée chez Evan, c’est le fait que j’ai eu l’impression qu’Emma vivait « à travers » lui. Son comportement vis à vis de lui m’a aussi agacée. Il a fallu que ce soit lui qui arrive pour qu’elle accepte à se risquer de sortir, d’aller à des fêtes, tout ça. Il a fallu qu’il arrive pour donner de la visibilité à Emma, pour que les gens commencent à l’aborder, et cet aspect là ne m’a pas plu.

Ça reste tout de même une bonne lecture, malgré ma déception.
3,5/5

Chronique, Contemporain, E. Lockhart, lecture, livres, Nous les menteurs

Nous les menteurs-E. Lockhart

Editions: Gallimard (Jeunesse)
Genre: Contemporaine
Nombre de pages: 288 pages
Résumé: Une famille belle et distinguée. Une île privée.
Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé.
Un groupe de quatre adolescents – les Menteurs – dont l’amitié sera destructrice.
Une révolution. Un accident. Un secret.
Mensonges sur mensonges.
Le grand amour. La vérité.

Mon avis:

C’était un roman qui m’intriguait beaucoup, et qui m’a surprise. Pas forcément en bien, ni en mal.

On suit l’histoire du point de vue de Cadence, qui est un membre de la famille Sinclair. Les Sinclair sont beaux, intelligents, riches, ils n’ont pas le droit à l’erreur, et ils passent leurs étés sur Beechwood Island, leur île privée. Cadence fait partie du groupe des « Menteurs », qui comporte trois autres personnages: deux sont ses cousins, Johny et Mirren, et le dernier ne fait pas partie de la famille (c’est le fils de la soeur du copain de la mère de Johny): Gat. Première question légitime, pourquoi les Menteurs? Je n’ai pas vraiment vu de mensonges tout au long du livre, sauf si par ce nom l’auteure entend qu’ils mentent à leur grand-père, sur la demande de leurs mères, pour pouvoir conserver leur argent.

En tout cas, je n’ai pas su m’attacher à ces personnages, j’ai trouvé qu’ils dégageaient une impression glaciale. En plus, les parents c’est pas trop ça quoi. Les Menteurs font un peu beaucoup ce qu’ils veulent, et la mère de Cadence ne cesse de lui dire d’être normale, parce qu’elle peut l’être. J’ai trouvé l’histoire d’amour, quant à elle, assez pitoyable.

Mis à part ça, les étés paradisiaques, tout ça, il y a eu un accident au cours d’un des été. Cadence a depuis des maux de crâne et ne se souvient plus de ce qu’il s’est passé. On va donc la suivre dans sa quête de vérité, parce que personne ne veut rien lui dire. La fin a été une grosse claque, je ne m’étais pas du tout attendue à ça.

Parlons maintenant du style de l’auteur. Il est assez particulier, il faut du temps pour s’y habituer. Et personnellement, il ne m’a pas vraiment plu. D’abord, parce que le texte est écrit normalement,
et puis,
sans raison,
c’est écrit
comme ça,
ce qui est franchement énervant. Mais il n’y a pas que ça. Dès les premières pages, on a des phrases du genre « Puis il a sorti un revolver et m’a visée en pleine poitrine. […] mon coeur a roulé hors de ma cage thoracique. » J’ai trouvé ça assez choquant, ça y est, l’héroïne meurt au bout de deux pages? En tout cas, c’est une manière assez imagée de parler de la peine et de la douleur, et c’est assez déroutant au début.

Un roman qui m’a laissé une impression étrange, avec des héros peu attachants et un style plutôt déroutant. Ce n’est pas vraiment un roman qui m’a plu, c’est même une déception, malgré la fin bouleversante.
2,5/5

Chronique, Contemporain, déception, lecture, Lecture VO, livres, More than this, Paranormal, Patrick Ness

More than this-Patrick Ness

Editions: Candlewick
Nombre de pages: 472 pages
Genre: Paranormal, Contemporaine
Titre VF: Et plus encore.

Résumé: « Voilà le garçon, qui se noie. »
Seth se noie, seul et désespéré. Mais il se réveille. Nu, ayant faim et soif. Mais en vie. La rue lui semble familière, mais tout est abandonné, couvert de poussière.
Il se souvient d’être mort. S’est-il réveillé dans son enfer personnel? Y a-t-il plus à cette vie?

Mon avis:

More than this fait partie des romans qui m’avait l’air bien. Mais oh, ce que j’avais tort.


La première ligne, les premières pages, m’ont bien fait comprendre que ça allait pas le faire du tout. J’ai rien contre les points de vue externe, mais en fait, si. Je trouve que ça éloigne trop des personnages. En plus, le style de l’auteur est très lourd, je sais pas comment expliquer, mais ça a rendu la lecture très désagréable. En plus, il utilise toujours les mêmes verbes de paroles, ce qui rend les conversations plates. D’habitude, je fais même pas attention à ce genre de trucs, mais ce livre m’a tellement ennuyée que j’étais obligée de le remarquer.

Alors, je me suis dit que d’accord, le style ne voulait pas tout dire. Peut-être que l’histoire serait intéressante. Encore une fois, j’avais tort.

L’histoire est tout simplement ennuyante. Tout ce qu’on fait, c’est suivre Seth, qui tente pas tant que ça d’en savoir plus sur l’endroit dans lequel il se trouve. Pas très intéressant un garçon qui part dans un magasin vide chercher de quoi survivre et qui revient chez lui pour manger, dormir, et penser.

Dans la deuxième partie, je me suis dit qu’il y aurait plus d’action. J’avais pas totalement tort… mais voilà quoi. L’action consiste juste à, attention spoilers, un gars qui apparemment est super fort qui tue les gens. Bon OK, c’est impressionnant, sauf que… Le seul truc qu’il fait vraiment c’est chasser Seth et, spoilers, les deux autres, et le maximum qu’il ait fait étant de frapper Seth. Je suis désolée mais si trois gosses comme eux réussissent à échapper à ce gars qui survit à un truc improbable mais qui peut pas attraper et se débarrasser de ces sales morveux, perso je le vire et je trouve quelqu’un d’autre. Disons que ça m’a paru improbable. Et , tant qu’à faire, ils le voient à peu près 20 fois et lui échappent même pas deux pages après. Juste pour montrer aussi la diversité, tout ça.

Tant que je suis partie… Rajouter le truc du personnage principal qui est gay est juste une erreur, selon moi, parce que ça n’apporte rien à l’histoire. A part que lui et son copain prennent une photo où ils s’embrassent et elle est envoyée à tout le lycée par la fille jalouse qui est amoureuse du copain du gars et qui soutient l’avoir aimé en premier (elle a quel âge, 5 ans?) pour justifier ce qu’elle a fait, franchement… Et, bien évidemment, le principal a une fille qui lui montre la photo et du coup le principal appelle les parents pour les informer de l’orientation sexuelle de leur fils. Sérieusement? Ça aurait pu être mené tellement différemment, pour mener à cette situation quand même. Ah, non, pardon, il fallait montrer que le père de Seth est un peu plus tolérant que sa mère.

En parlant des parents, oh bon sang. Ce qu’ils sont horribles! Ils disent ne pas blâmer Seth pour quelque chose qui s’est passé quand il avait 8 ans, mas c’est exactement ce qu’ils font. Contradiction totale.

Je pense que vous l’avez compris, ce livre ne m’a pas plu du tout. Il m’a énervée, ennuyée, bref.

1/5


Chronique, Contemporain, Coup de coeur, Frangine, Jeunesse, lecture, livres, Marion Brunet

Frangine-Marion Brunet

Editions: Sarbacane (Exprim’)
Nombre de pages: 262 pages
Genre: Jeunesse, Contemporain

Résumé:

« Il faut que je vous dise… J’aimerai annoncer que je suis le héros de cette histoire, mais ce serait faux. Je ne suis qu’un morceau du gâteau, même pas la cerise. Je suis un bout du tout, un quart de la famille. Laquelle est mon nid, mon univers depuis l’enfance, et mes racines, même coupées. Tandis que ma frangine découvrait le monde le cruel le normal et la guerre, ma mère et ma mère, chacune pour soi mais ensemble, vivaient de leur côté des heures délicates. C’est à moi que revient de conter nos quatre chemins. Comment comprendre, sinon ? »


Mon avis:


Halala, Frangine…. Un magnifique roman qui traite d’un sujet pas facile, mais qui en parle tellement bien… Joachim et Pauline ont deux mères, l’une est « Maman » et l’autre est « Maline ». Joachim entre en terminale, et sa soeur en seconde, au même lycée. Il avait été préparé, mais personne n’avait préparé sa frangine à ces épreuves du lycée. Personne ne lui avait dit que ce serait si dur pour elle, et qu’elle devrait subir des moqueries.

Frangine est un roman assez court (262 pages), mais je sais pas, j’avais l’impression que c’était pile le nombre de pages qu’il fallait: le rythme est nickel, le style de l’auteur parfait, le sujet traité intéressant, et certaines choses révoltantes. Oui, c’est ça, c’est révoltant ce par quoi est passé Pauline, les autres sont dégoûtants, même certains profs. Les autres sont trop emprisonnés dans leur réalité pour voir qu’au final, la situation de ces deux adolescents n’est pas dérangeante du tout pour eux. 

Les personnages de Joachim, Pauline et leurs deux mères sont très attachants. Les autres lycéens, eux, sont des têtes à claque, mis à part les potes de Joachim, et j’avais envie de frapper les anciens potes de Pauline parce que plutôt que de prendre sa défense, ils suivent le mouvement et s’éloignent d’elle.

Personne ne devrait vivre des choses comme ça. Ce roman m’a frappée en plein cœur, et je vous conseille vraiment de le lire parce qu’il vaut le coup. Je sais même pas comment vraiment en parler et transmettre ce que j’ai ressenti, tellement ça a été fort, puissant, inattendu. Pour tout vous dire, dès le premier chapitre, qui pourtant est assez banal et qui fait 3 pages, j’ai su que j’allais adorer ce livre. En plus la couverture elle est trop belle donc y’a aucune raison de pas se laisser tenter!