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Abandon

Un blog, ce doit être un plaisir. Un passe-temps. Voilà ma vision.

On ne doit pas se dire en permanence « il faut que j’écrive un article ». Je planifiais tout. J’en ai eu assez. Je pourrais m’arrêter là, tout simplement.

Alors oui, je l’avoue, je voulais de la visibilité. C’est blessant de travailler des heures pour rien. Derrière un article, derrière une chronique, il y a du travail.

D’abord, la lecture du livre dont on parle. Croyez-moi, quand on n’a pas le temps de lire, ça en devient un facteur de stress. Alors, on cherche avec quels articles on pourrait meubler, sortir au moins un article par semaine. J’y pensais sans cesse, je cherchais des idées nouvelles qui, au fond, ne m’emballaient pas vraiment et que je finissais par ne jamais rédiger.

Je me suis dit que je n’était pas une aussi bonne lectrice que les autres, que c’est pour cela que ça ne fonctionnait pas. Je ne lisais pas assez, c’est vrai après tout: mon volume de lecture a beaucoup baissé avec la dépression, puis l’entrée en BTS et avec l’internat. Cette année, à cette date, j’ai lu 19 livres. Il y a 2 ou 3 ans, j’en avais lu plus du double.

Forcément, quand on ne lit pas beaucoup, ça se ressent dans le blog: on a moins d’articles car moins de matière sur laquelle parler. Certains publient trois articles par jour sans peine. J’avais du mal à en faire un par semaine.

Je ne sais pas vraiment quand, mais pour moi c’était devenu une obligation, une obsession, peu importe le mot utilisé. J’étais motivée pour publier plus, j’y ai mis plus de travail. J’ai changé de plateforme, tenté de rendre cet endroit plus attractif. Mais rien n’a porté ses fruits, ce travail est resté inutile, invisible.

A quoi bon tenir un blog si personne ne le lit? Au fond, je sais que ces efforts ont été insuffisants. Certes, j’essayais de publier régulièrement, mais il n’y a pas que ça qui joue. Il faut aussi laisser des commentaires chez les autres, interagir. Mais voyez-vous, je suis le visiteur fantôme. Celui qui lit, qui ne commente jamais. Une simple personne dans vos statistiques.

Aujourd’hui, je sais que je n’y ai plus le coeur. Je sais que j’aurais du mal à repartir comme avant, du moins avec ce blog-ci. J’aurais du mal à écrire de nouveau sans chercher à remplir absolument un calendrier. J’avais encore plein d’articles à publier, pourtant. Des chroniques couchées sur papier qui n’attendent qu’à être retapées. Mais je n’ai plus la force. Alors voilà, si j’ai le courage de les écrire, tant mieux, je les mettrais sur Goodreads. Sinon, tant pis.

Ce n’est pas un adieu, juste un au revoir. Peut-être nous reverrons-nous dans une autre vie, sur un autre blog, qui sait? Peut-être est-ce juste une question de temps, mais avec un métier, aurais-je le temps, plus tard? Je ne sais pas, personne ne le sait avant d’avoir vécu l’expérience qu’il redoute tant. Alors voilà, en ce 6 août 2017, je vous le dis: arrêter ce blog est un crève-coeur, mais c’est nécessaire et il fallait mettre des mots sur ce que je ressentais. Il fallait que je les note pour de bon, car ce blog est mort depuis longtemps déjà.

Je préfère consacrer mon énergie à mes études et aux aventures de Cassiopée Duval, l’héroïne de mon histoire du moment. Peut-être qu’elle ne finira pas dans une poubelle comme tous les autres.

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