Chronique, lecture, livres, Non classé, Romance

Le manuscrit proscrit de Nur Jahan-Cécilia Correia

Aerie [Magonia #2]-Maria Dahvana Headley

couv42868924

Editions: J’ai Lu

Genre: Romance

Nombre de pages: 471 pages

Résumé:

Dorsetshire, 25 octobre 1836,
Les mots me manquent pour exprimer mon ressenti en reprenant, moins d’un an après mon retour en Angleterre, les annotations diverses effectuées au cours de mon expédition en Inde. Quiconque viendrait à les lire pourrait penser à tort que la raison m’a abandonnée. Que le Ciel m’en soit témoin, ce n’est point le cas.
C’est avec une appréhension certaine que je me replonge dans cette aventure, là où tout a commencé, non loin du Cap des Aiguilles, alors que la fureur d’une terrible tempête était sur le point de s’abattre sur notre vaisseau…

Mon avis:

Le titre de ce livre m’intriguait mais j’avais que je l’ai ajouté à ma PAL sans savoir de quoi il en retournait. En tout cas, j’ai été très surprise, ce n’était pas ce à quoi je m’attendais!

Ce récit se classe dans la catégorie des romances et le résumé ne laisse en rien présager les événements qui s’y passent. En l’occurrence, c’est assez dérangeant, surtout pour ceux qui n’aiment pas les récits à tendance érotique. Le résumé, le titre, la couverture, rien ne laisse penser que ce roman tourne autour d’une relation charnelle. Certains diraient que ce n’est pas si choquant, mais quand même: le nombre de scènes de sexe est tout de même remarquable.

J’ai été très déçue par la romance. Je n’ai tout simplement pas ressenti d’amour entre les deux intéressés, Jude et Assagor. De même, en aucun cas je n’ai senti qu’ils tombaient amoureux l’un de l’autre. Leur attirance était purement et simplement charnelle, sans sentiments. C’en était même pénible car dès qu’ils étaient en présence l’un de l’autre, il y avait une tension entre eux. De plus, à partir de la seconde moitié, on rentre dans le schéma « oublie-moi, c’est mieux », etc.

Du point de vue personnages, c’est simple: je n’en ai apprécié aucun. On n’en apprend pas assez sur eux, la plupart sont simplement spectateurs de l’histoire, présents car il faut bien un contexte à l’histoire. Jude en particulier commençait à m’agacer avec cette manie de demander « qui êtes-vous? » en permanence, tout en connaissant parfaitement la réponse. Quant à Devak, je l’ai trouvé tout simplement odieux.

L’intrigue n’est pas bien folle. Le manuscrit entrant en possession de Jude est, certes, intriguant, mais sans plus. On ne comprend sa raison d’être qu’à la fin, mais j’avoue ne jamais m’être posé la question au long du récit. Il était tout simplement l’instrument permettant la rencontre entre Jude et Assagor, sans plus. C’est pour cela que j’ai trouvé que la révélation de celui-ci tombait comme un cheveu sur la soupe. Cela apporte un élément qui n’est pas indispensable à l’histoire, loin de là. L’épilogue, quant à lui, m’a laissée de marbre: j’étais impatiente que ça se finisse.

Parlons maintenant du style, qui n’est pas exceptionnel. Agréable à lire, mais pas fluide au point que les pages tournent seules. L’auteur utilise beaucoup de mots indiens, mais a choisi de ne pas mettre de lexique à la fin… ça aurait pourtant été sympathique parce que c’est difficilement compréhensible. Quand je lis un livre, je n’ai pas envie de me casser la tête pour comprendre le langage utilisé.

En bref, ce roman a le goût amer d’une déception, malgré la surprise qu’il a suscité. Je pense qu’il devrait y avoir un élément pouvant alerter sur le contenu de ce roman.

2,5/5

25

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s