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Moi et la lecture: une histoire d’amour, mais pas que…

Je me suis demandé comment appeler cet article. Ce titre ne semble pas juste, mais c’est le seul que j’ai trouvé, veuillez m’en pardonner. J’avais envie de vous parler de mon rapport à la lecture. Pas forcément aujourd’hui, car cet article traîne depuis un moment au fond de mon portable. Je l’ai écrit un soir, dans le train, en une dizaine de minutes pour parler de ce que je ressentais vis à vis de la lecture. C’est peut-être maladroit, mal écrit, pas très organisé, mais ça a été écrit avec le coeur. En retapant cet article, je vais sûrement le modifier jusqu’à ce que ça me semble correct, mais je pense que ça ne changera pas le fait que ça viendra aussi du coeur. Ce sera juste un peu plus réfléchi, un peu plus posé.

Depuis le début de l’année, j’ai lu assez peu. 9 livres en cinq mois, ça ne me ressemble pas. Enfin, qu’est-ce qui me ressemble, au fond? Je ne sais pas trop. Je n’ai pas toujours été une grosse lectrice, en tout cas. J’ai toujours eu cet amour des livres, il me semble, mais par forcément l’envie de les dévorer. J’aimais bien lire, mais l’école m’en avait dégoûtée et à l’époque je n’avais pas les moyens d’en acheter souvent. Je n’aimais pas emprunter, non plus. Enfin, bon. Tout ça pour dire que j’ai vraiment commencé à enchaîner les livres en milieu de seconde. En janvier 2014, précisément. Quand j’ai eu ma première liseuse électronique. Eh oui, j’ai longtemps lu exclusivement en numérique, toutes mes années lycée en fait. Depuis que je suis étudiante, j’achète plus, mais je lis moins aussi.

Comme le milieu de seconde fut un point tournant de ma vie de lectrice, ce fut aussi le cas de mon année de terminale. J’étais dans un tel état de désespoir que je n’avais plus envie de rien faire, y compris de lire. Ce fut une année difficile pour moi, je n’allais presque plus en cours car dépressive. La lecture était devenu un challenge. J’avais pris pour habitude de traquer toutes mes lectures sur Goodreads et Livraddict. En 2016, j’ai lu 33 livres, contre 62 en 2015 et 70 en 2014. Sacrée différence, n’est-ce pas? Cette traque du nombre de livres lus est peut-être devenue nocive, en fin de compte. Je me disais toujours « je suis en retard pour mon challenge, je ne vais jamais y arriver, je dois aller plus vite », mais en vrai, je n’avais pas la tête à ça. Il y a ces moments où on n’est pas d’humeur à s’enfermer dans un énième monde imaginaire, où on en a pas la force, quitte à devoir affronter la réalité. C’était mon cas.

Il n’y a pas que le challenge Goodreads qui est devenu nocif pour moi. Le blog, malgré le peu de lecteurs, l’était devenu aussi. Mine de rien, il y a quand même la pression de faire au moins un article par semaine, ne serait-ce que pour essayer de se faire remarquer. Le fait que je ne lisais plus beaucoup n’arrangeait pas mon cas, puisque forcément ça réduit le volume d’articles potentiels. Alors ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: j’aime beaucoup tenir ce blog. Il a un petit goût de fierté. J’aime ce que j’en ai fait, ce à quoi il ressemble, je suis fière de tout le travail qu’il y a derrière. Mais, mine de rien, c’est difficile de ne pas se comparer aux autres en se disant qu’on lit bien moins qu’eux, que du coup le blog ne sert à rien, etc…

J’ai retrouvé goût à la lecture en devenant étudiante. Goût au livre papier. Ce qui est problématique. Alors que je n’avais jamais eu de mal à lire en numérique, je ressens désormais ce mode de lecture différemment. Je n’ai plus l’impression de vraiment lire, quand je suis sur ma liseuse. Mais je n’ai pas pour autant les moyens d’acquérir tous mes livres en version papier, ni les moyens physique pour les stocker. Une petite bibliothèque où les livres s’entassent désormais en pile, point. Alors que la lecture papier était un luxe, c’est désormais une attente pour moi. Alors, forcément, quand on a pas l’impression d’avoir un livre en cours, eh bien on y retourne moins facilement. C’est peut-être aussi pour ça que je ne lis plus autant qu’avant. C’est dur d’abandonner quelque chose auquel on a pris goût…

Alors, devrais-je avoir honte de lire si peu, de me sentir une « fausse » lectrice? Pas le moins du monde! Tout le monde, peu importe que vous lisiez un livre ou 200 livres par an, est un lecteur. Que ce soit par choix ou non, nous sommes tous lecteurs. Il faut simplement apprendre à apprivoiser la lecture, à l’aimer, et à la vivre à notre rythme. Il m’aura fallu plus de 3 ans pour le comprendre.

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