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Transmettre le goût de la lecture…

« Nous allons étudier:
-Emile Zola
-Georges Sand
-Gustave Flaubert.
Rien à voir avec ce que vous avez l’habitude de lire! Attention, c’est de la vraie littérature! »

Dévalorisons les lectures de la jeunesse. Dévalorisons les seules choses qu’ils lisent, c’est bien rare de nos jours. Donnons-leur le goût de la lecture au travers d’anciens écrits qui ne sont plus au goût du jour, dans lesquels les problèmes des héros ne sont plus d’actualité. Refusons leur de s’identifier aux personnages. Demandons-leur de comprendre un langage qui a depuis longtemps changé, évolué, des tournures de phrases d’un autre temps. Transmettons le goût de la littérature, car on ne naît pas lecteur, on le devient.
La lecture doit être académique. Nous devons apprendre aux jeunes à analyser chaque mot, chaque virgule, pour comprendre le texte et s’en imprégner. La lecture, c’est du sérieux.

J’ai toujours trouvé que l’école ne transmettait pas le goût de la lecture, mais plutôt du dégoût pour celle-ci. Certes, avant le collège, les lectures proposées sont plus adaptées à de jeunes enfants. Mais dès la 6ème, le cycle s’enclenche. On commence doucement, mais les jeunes lecteurs n’ont pas grand intérêt pour ce que le professeur leur propose.

Dans mon collège, on faisait de la lecture une obligation.

Défi lecture. Voilà le nom du cours que l’on avait à raison d’une heure toutes les deux semaines, en classe de 6ème et 5ème. Le but? Lire, en deux semaines, un livre faisant partie d’une sélection imposée pour chaque classe et ensuite rendre une fiche de lecture. Croyez-vous vraiment que cela va faire aimer la lecture? Pendant l’année de quatrième, on nous a laissé du répit. Mais, en troisième, notre classe avait été choisie pour participer au prix Sainte-Beuve. Un thème, une sélection de livres. Pas le choix de participer ou non. Chacun devait lire au minimum un livre, mais deux c’était mieux, et rédiger une critique sur celui que l’on avait préféré. Puis les professeurs choisissaient la meilleure critique, pour que le vainqueur du collège se retrouve face aux vainqueurs d’autres collèges. Dans mon collège, la lecture était un défi, un concours.
Dans mon lycée, ce n’était plus pareil. Enfin, on nous laissait de l’air, les seules obligations de lecture étant pour le cours de français. C’est en seconde que je me suis remise sérieusement à la lecture.

Mettons la pression aux jeunes, qu’ils voient la lecture comme un jeu dans lequel il faut se dépasser, surpasser l’autre.

J’ai toujours perçu la lecture à l’école comme une corvée. Il n’y a qu’un seul livre que j’ai aimé et qu’on m’a fait lire pour les cours, c’est pour dire. A l’école, on nous demande de lire un livre, de s’en rappeler dans les moindres détails. On nous donne des lectures qui ne sont pas adaptées à notre époque, qui n’aident pas à mieux comprendre puisque ce sont souvent des livres dont le vocabulaire est complexe. Pourtant, on attend de nous qu’on lise le texte plusieurs fois, qu’on l’analyse dans les moindres détails.
Un jour, j’ai abandonné. J’ai cherché un résumé sur Wikipédia, ça suffirait bien. C’était en quatrième, je devais lire La petite fadette, de Georges Sand. Ce livre m’a dégoûtée, je n’y arrivais pas, je bloquais. Plus tard, j’ai décidé de me forcer à le lire, je me sentais coupable. Et je me suis dit que je n’avais rien raté. Je me suis ennuyée. Est-ce vraiment l’image que l’on veut avoir de la lecture?

Dégoûtons les jeunes de la lecture.

Pour moi, quand on entend quelqu’un dire que lire 100 pages c’est insurmontable, c’est une personne qui a eu une mauvaise expérience de la lecture. Or, cette mauvaise expérience, à mon avis, vient sûrement de l’école. On nous pousse à lire quelque chose pour lequel on n’a aucun intérêt, avec des héros auquel on ne peut s’identifier. Des oeuvres qui demandent plus de maturité, trop de maturité par rapport à notre âge. Oui, l’école nous donne une mauvaise image de la lecture, nous fait penser que c’est une corvée. Mais, alors, comment apprendre à aimer la lecture, comment en transmettre le goût?

On ne naît pas lecteur, on le devient.

S’agirait-il de donner le bon livre à la bonne personne? Peut-être. Seulement, et je parle d’expérience personnelle, de ce que mes amis m’ont dit, la personne en question lira peut-être seulement le livre en question, les livres qui font parler d’eux, sans chercher à aller plus loin que ça, sans chercher à découvrir autre chose. Alors, vraiment, je me le demande: comment faire de quelqu’un un lecteur?

Et vous, comment avez-vous eu le goût de la lecture?

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